Gestion du temps – une boîte à outils

Les directeurs d’écoles sont tous multitâches.

La présentation ci-dessous reprend l’essentiel de la formation donnée à Flémalle début 2015 à Flémalle.

Gestion du temps 2O15

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rendre compte – l’évaluation des enseignants

FORMATION CECP FLÉMALLE 2015.

Documentation destinée aux participants

profil S

grille S

Rendre compte dans le métier d’enseignant

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accueillir les nouveaux enseignants …

… et prévenir le décrochage professionnel.

Un nombre important d’enseignants quittent la profession pendant les cinq premières années.

Si l’on peut mettre en cause divers facteurs (mauvais choix de carrière, formation initiale défaillante, intérims trop nombreux, etc.), il n’en reste pas moins qu’une bonne entrée dans la profession est essentielle pour stabiliser les jeunes qui la choisissent.

La formation est destinée aux directeurs en fonction.

Elle évoque les recherches théoriques sur la question et tente de dégager des pistes concrètes d’action pour que le chef d’établissement joue le rôle qui doit être le sien dans l’encadrement et le soutien des nouveaux enseignants qu’il accueille.

La formation a été intégrée au catalogue de formations du CECP pour l’année scolaire 2014-2015.

Elle sera reproposée au CECP et à l’ISPB l’année prochaine.

accueil et accompagnement des NPE

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Frank Andriat ministre, la naïveté au pouvoir ?

Moi ministre de l’Enseignement, le nouvel opus de Frank Andriat, ne me convainc pas plus que ‘Les profs au feu’ qui avait connu un joli succès l’an dernier.

Si le pamphlet confirmait l’opinion selon laquelle tout ce qui est excessif est insignifiant, ce livre-ci renforce une autre analyse : tout ce qui est insignifiant est excessif.

Le nouvel ouvrage de Frank Andriat part d’une bonne intention et on ne peut que saluer la volonté du pyromane de se transformer en capitaine des pompiers. Mais, hélas, les défauts qui faisaient que, l’an dernier, le pamphlet n’était guère plus qu’un pétard mouillé sont toujours aussi présents.

Le pamphlet s’accommode assez bien de la mauvaise foi, des raccourcis et des caricatures. Par contre, proposer une vision pour l’enseignement est un exercice autrement difficile et là l’élève Andriat est loin de mériter la grande distinction.

La cause de cet échec était déjà en germe dans l’ouvrage précédent. Frank est plein de préjugés, il ne connaît pas suffisamment le système qu’il veut réformer et il est intimement persuadé qu’on gère avec de bons sentiments.

La lecture des dix chapitres de son ouvrage fait immédiatement penser aux formules Yaka, Yfaukon. Dans un des chapitres clés (en tout cas selon moi) : ‘je défendrais une école de l’excellence pour tous’, on ne trouve ni idée claire, ni un peu concrète. Cette tête de chapitre est en fait un slogan (que certains médias vont répéter comme des perroquets), mais on chercherait en vain une piste de mise en œuvre de cet objectif.

D’autres recommandations ne sont guère plus sérieuses parce qu’elles sont déconnectées de la réalité du monde d’aujourd’hui. Je ne suis pas un fanatique de PISA, ni des évaluations externes (certificatives ou non), mais il est excessif de jeter l’enfant avec l’eau du bain. Il y a des enseignements positifs à tirer de ces dispositifs, encore notre auteur devrait-il en faire une analyse pertinente au lieu de rester au niveau du cliché.

Notre réformateur veut changer le système, encore faudrait-il qu’il le connaisse.

Ce n’est pas son parcours professionnel qui peut l’y aider. École primaire, secondaire, université, retour comme prof dans la même école secondaire, des années de carrière à mi-temps pour pouvoir écrire, on est loin d’un parcours risqué et riche d’expériences diverses. Certes, il se prévaut d’avoir rencontré plein d’enseignants, mais chacun sait la valeur toute relative que l’on peut accorder aux témoignages. Par contre, notre candidat ministre n’a jamais approché l’enseignement qualifiant, n’a jamais été inspecté, ne participe qu’exceptionnellement à des formations. Prof dans une de ces bonnes écoles comme il les aime, il ne s’est jamais vraiment frotté aux élèves difficiles. Cela ne lui interdit évidemment pas de témoigner ni de proposer, mais cela lui ôte le droit de le faire à partir de son expérience personnelle. Frank Andriat est peut-être un témoin du système, mais il faut reconnaître qu’il est un témoin indirect d’un nombre important de réalités de l’enseignement.

Frank Andriat est présenté comme un ‘témoin privilégié’, je partage ce vocable, mais je lui donne évidemment un tout autre sens.

Cette expérience très imparfaite de la réalité de l’école se cumule à un autre défaut de l’auteur, déjà présent dans précédent ouvrage qui devient caricatural dans celui-ci : le goût immodéré pour le préjugé.

Notre auteur a des amis, les profs, dont il a une vision idyllique. Ils sont la solution, le recours et le socle de toutes les réformes proposées dans le bouquin. Ils sont victimes d’un système qui les écrase. Il faut laisser faire les profs et tout ira bien. Ces collègues sont d’ailleurs si extraordinaires qu’on cherchera en vain dans cette déclaration de politique générale la plus petite allusion à la formation initiale ou continuée.

Il a aussi des ennemis. Et Decroly, Freinet et Montessori savent qu’ils sont nombreux. Il y a les ‘pédagogues’, les ‘technocrates’, les ‘politiques’, l’OCDE, les ‘Inspecteurs’, etc. Ces catégories sont évidemment floues et ne font pas l’objet d’identifications claires. Ignorance des finesses du fonctionnement ou prudence, je ne saurais dire, mais je soupçonne toutefois une tendance à critiquer tout le monde joint à un grand souci de ne vexer personne. Il n’en reste pas moins qu’une part importante du bouquin devient pontifiante à force de critiques qui ne s’adressent en fait à on ne sait trop qui.

Cette fois-ci, notre auteur s’est bien gardé d’en remettre une couche sur les inspecteurs, ces ayatollahs. Mais on sent bien qu’il ne les aime guère. Il a d’ailleurs des idées pour eux, il veut les renvoyer ‘sur le terrain’ une année sur deux. C’est dans ce passage (p. 57 à 59) que Frank Andriat révèle les côtés les moins sympathiques de son approche. Quand il écrit, sans rire : « une année sur le terrain à affronter le réel et une année dans leur bureau climatisé [souligné par moi] pour réfléchir à des théories plus efficaces », Andriat démasque son ignorance, son mépris et son poujadisme. Personne ne lui demande d’être toujours d’accord avec les pédagogues ou les inspecteurs, mais l’argument du bureau climatisé n’a qu’un objectif : flatter la démagogie des enseignants de base. Quand on sait que mes collègues de l’inspection de la CFWB n’ont pas de bureau et travaillent dans les écoles, dans les trains ou chez eux, on ne peut que mesurer l’étendue de l’ignorance de notre futur ministre.

En maudissant les ‘pédagogues’, Andriat se maudit d’ailleurs lui-même. Il est agrégé de l’enseignement secondaire supérieur, cela fait de lui – volens nolens – un pédagogue. On peut dès lors regretter surtout son incapacité à dialoguer. Enseignant, puis inspecteur, je ne me suis pas transformé en valet servile de la première théorie pédagogique qui passe. J’ai toujours voulu être, comme beaucoup d’autres, un ‘enseignant réflexif’. Andriat n’essaye pas de déconstruire l’institution, il plaque sur elle des réflexions dignes du café du commerce.

Il rend, de plus, un très mauvais service à la profession. Beaucoup d’enseignants ont un rapport étrange avec la réalité. Leur expérience avec le monde de l’entreprise, de l’économie, du chômage est parfois très limitée, leur maîtrise du fonctionnement de nos institutions aussi, ce qui est interpellant quand on sait qu’une de leur mission est de former des citoyens. En s’inscrivant sans nuance dans le discours dominant (tous nuls, tous pourris… tous contre nous), il ne fait que renforcer l’image négative de la profession alors que celle-ci est exercée au quotidien par de nombreux collègues qui trouvent encore de la satisfaction dans ce qu’il font. Mais peut-être faudrait-il obliger les profs-écrivains à revenir, un an sur deux, enseigner à temps plein en professionnel ou dans le spécialisé ?

Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. N’est, hélas, pas Figaro qui veut. Les répliques du barbier frappent juste, les pontifiantes rodomontades de notre super prof tombent à plat, il va falloir trouver un autre candidat pour ce ministère.

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Protégé : formation axe administratif IFC 2015 – théorie

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Institut Supérieur de Pédagogie de Bruxelles – formations 2015 – 2016

NOTRE CATALOGUE EST DISPONIBLE.

Brochure-2015-2016

Le descriptif interactif des formations est aussi disponible sur le site http://www.ispb-bruxelles.org

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Gratuité de l’enseignement. Du mythe  à la réalité ?

La Libre du 4 juillet donnait la parole à Bernard DEVOS, commissaire général aux droits de l’enfant sur le thème, cent fois repris par les médias, de la gratuité de l’enseignement. Porte-parole d’une série d’associations et d’intellectuels, il rappelle que ‘l’école vraiment gratuite doit devenir une réalité’. Qui ne serait d’accord avec lui ? L’ennui avec cet appel, et bien d’autres avec lui, c’est que rappeler qu’un problème existe, ce n’est pas le résoudre et que plaider pour énième groupe de travail ne fera sans doute pas avancer le schmilblick.

Commençons par regretter que M. Devos – et ce n’est pas la première fois que je fais ce constat – stigmatise tout un système (les écoles) pour des pratiques qui certes existent, mais sont loin d’être généralisées. Il existe à cela diverses raisons qui ne sont pas évoquées dans l’article et dont la principale est celle de la différence du niveau de contrôle exercé sur ces pratiques selon les réseaux. Nous y reviendrons.

Mon deuxième regret c’est que cet appel, comme tant d’autres, pose une bonne question … mais n’apporte pas l’ombre d’une réponse.

Venons-en ensuite au cœur du débat. Et disons-le nettement, l’école gratuite cela n’existe pas !  Pour espérer des avancées, plutôt que dénoncer des pratiques parfois douteuses (et que les services compétents de la CFWB pourraient identifier et sanctionner, si la volonté et les moyens existaient), il faudrait commencer par poser les bonnes questions.

La première est donc de savoir qui va assumer les coûts de l’éducation ? Le citoyen, par le  paiement de redevances pour certains services (garderies, sorties culturelles, etc.) ou … le citoyen, par l’impôt.

La deuxième est de clarifier le concept même d’enseignement gratuit ce qui est bien plus facile à dire qu’à faire.

Pour clarifier un peu le débat, essayons d’abord de trier  les coûts. Faut-il distinguer le temps scolaire et le temps extrascolaire ? Si oui, on pourrait décider que les services extrascolaires (garderies du matin, du midi et du soir) restent à charge des familles parce que la présence des enfants n’y est pas obligatoire. Les défenseurs de la gratuité généralisée diront – comme le font Bernard Devos et la Ligue de Familles – que ces coûts participent à la discrimination. Cela n’est pas faux, mais ces frais peuvent être pris en charge par les CPAS, par exemple.

Ensuite, dans le temps scolaire, comment identifier ce qui est indissociable du projet pédagogique de l’établissement ou pas ? Vaste question.  M. DEVOS fait une analyse simpliste en affirmant – sans nuance – que ces activités visent uniquement à discriminer. C’est sans doute partiellement vrai, mais cela peut aussi – réellement – faire partie d’un projet. Dans ce cas-là, on ne peut envoyer aux oubliettes le côté mobilisateur de celui-ci ni ignorer les trésors d’imagination (soirées spaghettis, car wash improvisés, etc.)  déployés par les élèves et les écoles pour assurer un financement adéquat et solidaire.

Enfin, où  s’arrêtera-t-on ? Tous les ans, je m’insurge contre l’étude de la Ligue des Familles quand elle inclut dans les coûts de scolarité les frais de renouvellement des vêtements (sans rentrée scolaire, les petits iraient-ils tout nus) ou contre ceux qui proposent d’offrir des repas gratuits le midi (et qui n’ignorent pas, je suppose qu’il n’y a que 182 jours  d’école sans que les enfants ne mangent qu’un jour sur deux pour autant). On peut continuer et s’interroger sur d’autres sujets faut-il fournir les cahiers, les manuels, les cartables ?

Il y a dans ce discours sur la gratuité généralisée plusieurs choses qui m’énervent.

D’abord parce que – et ce paradoxe semble occulté – la gratuité complète profite aux pauvres, mais aussi … à ceux qui ont les moyens ! La maman seule, au revenu d’intégration va  sans doute en profiter, mais le couple de cadres aisés aussi. J’ai du mal à trouver cela normal.

Ensuite parce que l’appel semble ignorer que la gratuité fait déjà l’objet d’une réglementation et que des dispositifs de contrôle existent et sont mis en œuvre.

Enfin, en se gardant d’aller trop loin dans l’analyse, le texte de l’appel stigmatise tout le système éducatif en gommant les différences (objectives comme le dit la Constitution) entre les PO et les réseaux. Augmenter les redevances de garderies ne se fait pas de la même manière ici et là. Dans le libre, le conseil d’administration du PO décidera, en âme et conscience, mais sans débat public. Le Collège qui voudra faire la même chose aura des comptes à rendre au Conseil communal, interpellations de l’opposition et droit d’interpellation des citoyens à l’appui. Ce paramètre-là aussi devrait apparaître dans le débat.

Exiger la gratuité de l’enseignement est une chose. Assurer le financement de celle-ci en est une toute autre.  On est passé, en quelques semaines à la proposition d’offrir des repas gratuits aux enfants du fondamental au constat (inattendu ??) de la nécessité d’économiser 300 millions d’euros dans l’enseignement. Vérité en deçà à des élections, mensonge au delà ?

Contrairement à la vision caricaturale des signataires, il faudra une vrai réflexion, non sur la gratuité (un concept flou et peu opérationnel), mais sur une allocation équitable des coûts – inévitables – liés à l’enseignement.

Il faut absolument éviter de transposer à l’enseignement obligatoire la situation catastrophique qui prévaut aujourd’hui dans l’enseignement supérieur. Avec des minervals irréalistes (à cause de la position dogmatique de la FEF) et une enveloppe fermée, ce niveau d’enseignement est au bord de l’asphyxie et ressemble aux magasins d’état soviétiques où « rien ne coûte rien, mais où il n’y a rien ». Dans l’enseignement obligatoire, la même logique conduira aux mêmes impasses. Les élèves ne paieront pas les 50 € pour visiter ‘In Flanders’fields’, mais dépenserons, sans états d’âme 2 ou 300 € en SMS ou en chats. Le financement de l’enseignement est certes une question de choix politiques, il est, aussi, une question de priorités individuelles.

 

 

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